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27 janvier 2016

Critique #26 : La fille de braises et de ronces — Le diable est dans la gourmandise


La fille de braises et de ronces
(De braises et de ronces #1)

RAE CARSON

Robert Laffont, 9 février 2012

Amazon / Booknode


Princesse d'Orovalle, Élisa est l'unique gardienne de la Pierre Sacrée. Bien qu'elle porte le joyau à son nombril, signe qu'elle a été choisie pour une destinée hors normes, Élisa a déçu les attentes de son peuple, qui ne voit en elle qu'une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée...
Le jour de ses seize ans, son père la marie à un souverain de vingt ans son aîné. Élisa commence alors une nouvelle existence loin des siens, dans un royaume de dunes menacé par un ennemi sanguinaire prêt à tout pour s'emparer de sa Pierre Sacrée.
Délaissée, humiliée, la princesse devra s'affirmer au milieu des intrigues de la cour, du grondement d'une guerre inévitable et des mirages de l'amour. Et accepter enfin d'être l'Élue de son propre destin...




Voici encore un livre qui traîne depuis des lustres sur mes étagères, voire dans mes cartons, et que je n’ai pas daigné ouvrir plus tôt faute d’envie… J’ai eu d’excellents tomes entre les mains et j’ai fini par oublier celui-là… Mais je vais réparer l’injustice et me pencher sur « La fille de braises et de ronces » avec toute la curiosité et l’intérêt qu’il mérite. J’aurai peut-être une belle surprise !

Le roman s’inscrit dans un style simpliste, au présent et à la première personne. Il n’y a pas de recherches particulières quant au choix du vocabulaire et des adjectifs. Je dirais que c’est vraiment très standardisé.

On suit donc Elisa, une adolescente de 16 ans, princesse gourmande choisie par le Destin pour mener à bien une mission importante mais dont elle ne sait absolument rien. Franchement, au début, elle est très drôle, très portée sur la nourriture mais avec des goûts très particuliers et c’est très amusant de la lire. En plus, elle est bourrée d’humour, c’est rafraîchissant.
Elle est mariée de force à Alejandro, un roi qui ne m’inspire aucun bon sentiment. C’est un lâche, pervers, hypocrite au possible. Je ne l’aime pas, point.
Lâchée dans les intrigues de la Cour Royale, Elisa va vite comprendre qu’elle n’est qu’un pion, manipulée de toute part, par les bons comme les mauvais, et qu’elle doit apprendre à penser par elle-même si elle veut survivre dans cette société.
Évidemment, la jeune princesse est entourée d’une grosse poignée de personnages très clichés. Comme la servante fidèle et secrète, la dame de la cour perfide et manipulatrice, le chevalier loyal et en qui on peut avoir confiance. Mais le top du mauvais goût pour moi, c’est Humberto, le garçon du désert, bon sous tout rapport, toujours souriant, amoureux transi et ennuyeux… mais ennuyeux… Ce n’est même pas une romance intéressante car trop vite expédiée et à peine travaillée… Parce qu’Elisa est une vraie girouette lorsqu’il s’agit des sentiments. Quel dommage !

L’histoire en elle-même n’est pas vilaine, tout du moins, ça commence assez bien avec un bon rythme et j’étais vraiment emballée. Je suis arrivée très vite à la moitié du roman, où il se passe plusieurs évènements particulièrement prévisibles qui viennent complètement casser le rythme du livre. Ça devient tout à coup terriblement banal et on devine aisément ce qu’il va se passer pour le reste du roman. Il y a aussi des longueurs insupportables à cause du caractère d’Elisa qui empire. Elle devient presque quelqu’un d’autre et n’est plus du tout attachante à mes yeux. En plus, on ne peut pas dire que l’auteure prenne du soin dans la mythologie de son histoire, il n’y a pratiquement pas d’explications, encore moins de révélations et la fin est absolument ridicule, Il n’y aucun travail autour des gemmes et des « mystérieux » pouvoirs… On n’a pas envie de lire la suite…



— Ça commençait bien mais…

— …Ça devient très vite prévisible et ennuyeux.

— Peu de travail autour des personnages et de l’histoire.

— L’héroïne ne porte pas le roman, elle est fade.

— La romance ? Passez votre chemin, c’est pire que tout le reste.


J’ai vite déchanté sur ce roman et je ne comprends pas comment, avec un postulat de départ si original, on peut finir avec un bouquin fade et creux, hautement prévisible et qui rappelle des tas d’autres romans dans le même genre sans se distinguer.
Ça ne me donne pas envie d’en savoir plus, je préfère m’arrêter là plutôt que de perdre mon temps sur une série très quelconque. Je pense sincèrement qu’il existe bien d’autres romans abordant les mêmes thèmes et qui doivent être plus distrayants.
D’ailleurs si vous en connaissez, je serais curieuse d’avoir des titres pour connaître un peu la « concurrence ».



Il y a erreur sur la marchandise



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