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17 février 2016

Critique #35 : Le code perdu — Ça se passe sous l'eau mais aussi dans les airs


Le code perdu
(Atlantide #1)

KEVIN EMERSON

Milan Macadam, 9 avril 2014

Amazon / Booknode


Il y avait avant.
Et il y a maintenant.
Une Terre dévastée par les radiations solaires.
Une civilisation qui a sombré dans le chaos.

Et puis il y a Éden-Ouest, le paradis sous dôme. C'est là qu'Owen va passer ses vacances, sélectionné comme quelques autres.
Paradis ?
Pas si sûr.


D'abord des blessures étranges. Une mise en garde énigmatique. Une transformation inquiétante... Et une certitude : Owen peut sauver ce qu'il reste de la Terre. À condition qu'il comprenne quel est son rôle. Et comment le jouer...

Dans un monde ravagé par les radiations solaires, il existe des havres de paix où l'on vit comme avant. Mais, dans ces paradis terrestres, tout n'est pas si rose. Certains secrets pourraient même menacer l'humanité tout entière... Owen sera-t-il en mesure de tout changer ?




Ce livre-là, je l’ai attendu longtemps. Il est sorti à une période où je ne pouvais absolument pas me permettre le moindre écart dans mon budget, donc pas de livres. Bon, la situation ne s’est pas beaucoup améliorée mais j’ai un peu plus de marges et j’ai eu le temps de lire les très bons retours. Donc après presque deux ans d’attente et un achat d’occasion, je peux enfin me pencher sur l’Atlantide !

L’aventure est racontée par Owen, à la première personne et, chose plutôt rare, au passé composé. Ça donne l’impression qu’il est juste à côté, en train de raconter tranquillement tout ce qu’il lui est arrivé. C’est très agréable, j’adore.

Et comme c’est lui le personnage principal, je me dois de commencer par lui pour présenter le petit groupe.
Owen… c’est un peu le garçon « pas-de-bol ». Il vit à l’origine dans une ville sous-terraine, pauvre et insécurisée et bénéficie de l’opportunité de passer des vacances dans l’un des gros dômes construits pour protéger une poignée de privilégiés à cause des rayonnements mortels. Là, c’est le paradis, ou presque. Il fait beau, il fait bon, on mange à sa faim et on fait des activités sportives délirantes. Mais Owen… Ce n’est pas vraiment le genre sportif, il est plutôt maigre, maladroit, pas super musclé, mais il compense avec un bon sens de l’humour et une certain débrouillardise. Il est attachant et amusant, un bon héro.
Puis il y a Sangsue, alias Carey, un autre ado qui vit depuis pas mal d’années dans le dôme et qui se prend pour un caïd. Pas très attachant celui-là, et je dirais même, saoulant. Mais on découvre petit à petit qu’il cache quelque chose de très gros et peut-être que j’ai fini par l’apprécier, mais juste un peu.
Qui dit testostérone et hormones en ébullition, dit jolie animatrice en maillot de bain. J’avoue, c’est un peu réducteur de présenter les choses comme ça, mais c’est tout de même ainsi qu’on fait la connaissance de Lilly. La jolie et intelligente Lilly, animatrice, sportive, un poil orgueilleuse… Et pas super attachante quand même. Mais bon, Owen craque complètement et rapidement. Ça ressemble plus à un béguin d’ado mal dans sa peau qu’à un vrai coup de foudre, et je n’accroche pas complètement à ces deux-là, mais ça reste l’animatrice la plus attachante du lot. Parce que, à côté de ça, son ex, Evan le beau, le grand, le fort, c’est vraiment un pauvre type.
J’aimerais pouvoir vous en dire plus sur ces adolescents, pour vous rassurer et vous prouver que ce n’est pas qu’une histoire d’hormones, parce que ce n’est pas absolument pas le cas, mais si j’en dis plus, c’est du flagrant délit de spoil.
Cela étant dit, Owen, Sangsue et Lilly et tous les autres jeunes qui vivent dans le dôme ne sont pas seuls. Il y a toute une équipe de médecins et de scientifiques qui travaille là et qui semble mener… des expériences… *regard mystérieux*.

On pénètre dans le vif du sujet dès le premier chapitre. Et on peut dire que le contexte est vraiment très bien. Je savais que ce serait une interprétation du mythe de l’Atlantide mais j’aime tout particulièrement la direction qu’a prise l’auteur. C’est finalement beaucoup plus orienté Science-fiction que ce que j’aurais cru et sincèrement, c’est passionnant. Une fois appâtée par les premiers « symptômes », j’ai enchaîné les chapitres sans m’en rendre compte et pouf! j’étais arrivée à la fin et j’avais envie de lire la suite toutedesuitelàmaintenant.
Et puis, ça reste un contexte post-apocalyptique très bien construit et renseigné, très crédible. Et moi, j’adoooooooore ça…



— L’Atlantide sur fond de contexte post-apocalyptique.

— Un style d’écriture soigné, propre et efficace.

— Un livre dense mais bien rythmé et sans temps mort.

— Une amourette un peu exaspérante.


Après les premiers chapitres et le choc Owen/Lilly, j’ai bien cru que l’histoire allait être parasitée par l’immaturité de cette bande d’ado en vacances… Mais non, pas du tout, il y a bien deux ou trois scènes où ça vole bas, mais ça reste en second plan et le principal, ce sont les épreuves que subit Owen dans ce dôme qui ressemble plus à une galerie des horreurs qu’à un centre de vacances.
Ceci dit, j’ai passé un très bon moment avec cette lecture et la suite est déjà dans ma PAL. Je le conseille pour son originalité et son écriture soignée.



On s'y projette facilement !



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