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9 mars 2016

Critique #41 : Les vivants — Vous ne verrez plus les croisières de la même manière...


Les vivants
(Les vivants #1)

MATT DE LA PEÑA

Robert Laffont, 13 mars 2014

Amazon / Booknode


Shy a choisi ce job d'été pour mettre des sous de côté. Quelques mois à bord d'un luxueux navire de croisière vont lui permettre d'engranger les pourboires.
Que demander de mieux ? Des bikinis à ne plus savoir où regarder, des buffets à volonté, et peut-être même une fille ou deux.
Mais lorsque le tremblement de terre le plus destructeur jamais enregistré dévaste la Californie, le destin de Shy bascule. Et ce séisme n'est que le premier d'une longue série de désastres. Bientôt, ceux qui sont encore en vie devront se battre pour le rester.




Voyons voir… un roman YA, qui parle de Big One et de paquebots de luxe… Ça me rappelle méchamment Poséidon mais ça m'a l'air d'être un roman qui semble tout à fait original. A priori, ça devrait me plaire, et puis cette cover, on peut dire qu’elle présente plutôt bien les choses !

Le roman nous propose une histoire racontée au présent (décidément, bientôt je vais me plaindre de ne plus rien lire au passé simple, un comble !), à la troisième personne et centrée sur Shy. Le livre se découpe en différentes parties sous formes d’un décompte des jours. C’est assez original et ça apporte un premier côté très survival. Et d’ailleurs, je médite toujours sur la signification du prologue…

Shy est un jeune lycéen qui a décidé de travailler l’été sur un bateau de croisière pour se faire un peu d’argent de poche, mais surtout pour aider sa famille. Il n’y a pas grand-chose à dire d’autre à son sujet si ce n’est que c’est un garçon assez banal à première vue, latino-américain, qui a un gros faible pour sa jolie collègue Carmen. Il n’est pas super attachant et en même temps, je ne le déteste pas, c’est juste qu’il est assez effacé, ou du moins, les passages qui permettraient de se rapprocher de lui (comme les moments où ils plaisantent avec ses collègues) ne sont pas racontés, seulement vaguement mentionnés, et on se retrouve à composer avec un seul aspect de la personnalité de Shy, et c’est, à mon goût, très insuffisant pour s’attacher à ce bonhomme qui a pourtant l’air attachant…
Et parlons un peu de Carmen, une jeune femme sur le point de rentrer à l’université, latino-américaine également (Du même coin que Shy) et qui vient de se fiancer à un blanquito, en fac de droit, issue d’une famille aisée, je vous laisse imaginer le tableau. Tantôt elle joue l’effarouchée, tantôt elle nous sort ses grands principes… Je ne l’aime vraiment pas, mais pas du tout.
Shy a d’autres collègues, de jeunes gens, tous des hommes, tels qu’on pourrait en voir sur des croisières, beaux, musclés, séduisants et drôles, de vrais clichés mais quand même plus attachants, ne serait-ce que Rodney, le coloc’ futur grand chef qui ressemble à un gros nounours.
S’ajoute à ce petit monde Addison : une jeune passagère qui a suivi son richissime père et qui se conduit de prime abord comme une vraie vipère, avant de devenir un peu plus humaine et accessible, et Cireur : un vieil homme qui occupe le poste de… je vous le donne dans le mille : cireur de chaussures ! Celui-là, il est bizarre… mais bizarre…
Je ne sais pas trop quoi penser de tous ces personnages mais j’en suis venue à apprécier Addison plus que les autres, sans vraiment pouvoir l’expliquer… à voir dans la suite.

Sans quoi, l’histoire est vraiment pas mal, prévisible, mais pas mal du tout. Chaque partie aborde un aspect particulier de l’aventure et je trouve ça plutôt original, j’ai tourné les pages sans m’en rendre compte même si certains passages m’ont semblée plus longs que d’autres. Et puis, j’ai trouvé un peu dérangeant le fait d’avoir sans cesse la mention « le garçon » pour désigner Shy. Ça renvoie une image enfantine alors qu’il fait quand même des trucs de dingue en gardant un sang-froid exemplaire, et ça crée aussi une distance horrible entre le personnage principal et le lecteur. Je n’ai pas compris pourquoi l’auteur faisait ça mais ça m’a laissée perplexe.



— L’histoire est très originale.

— J’aime la façon dont le roman a été pensé et découpé.

— On ne s’attache pas vraiment au héros dans ce premier tome.


Une lecture agréable quoique ponctuée de quelques longueurs et un poil prévisible vers la fin, mais j’ai quand même passé un bon moment et j’ai été impressionnée par la justesse de certaines scènes. C’est vraiment pas mal du tout pour un début et j’ai envie de lire la suite, d’autant plus qu’elle vient de sortir. In fine, je recommande pour l’originalité de l’histoire et j’espère que le deuxième tome ne perdra pas en intensité et mettra un peu mieux en valeur ses protagonistes.



Un premier tome prometteur



4 commentaires:

  1. Coucou !
    Un livre qui a l'air intéressant ! Après les clichés ça m'énerve un peu et j'ai du mal avec les perso si je peux pas m'y identifier ^^ a voir donc !
    Merci pour cette chronique !

    Kin

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    1. J'ai terminé la lecture du deuxième tome il y a peu, et sans révéler quoi que ce soit, je peux te dire que certaines choses s'expliquent par rapport à quelques points négatifs du premier tome.
      Je prépare ma critique, je la posterai dès que possible. En attendant, je suis désormais convaincue qu'il s'agit là d'une série qui prend réellement forme après avoir lu les trois tomes.
      C'est un parti pris et ça tire sur la patience du lecteur, mais pour ma part, la qualité du récit et son originalité en valent la peine.
      N'empêche que ça peut être déroutant pour les lecteurs qui ont besoin de s'identifier au personnage principal pour adhérer au roman dans son ensemble.

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  2. Ce roman me tente beaucoup ❤ par contre c'est dommage que tu ne te sois pas attaché au personnage :/

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    1. Oui, j'avoue que c'est assez déstabilisant, la récit compense par sa qualité mais ça reste étrange pour ce premier tome...

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