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24 avril 2016

Critique #56 : In the End — Un jeu du chat et de la souris


In the End
(In the After #2)

DEMITRIA LUNETTA

Lumen, 2 Avril 2015

Amazon / Booknode


Voilà trois mois qu’Amy a fui New Hope pour échapper au diabolique docteur Reynolds. Grâce à l’équipement de Gardienne que lui a fourni Kay et à l’émetteur sonique qui éloigne les créatures, elle survit tant bien que mal dans les étendues désertiques du Texas. Jusqu’au jour où une voix lui parvient à travers l’oreillette qui la relie encore à ses anciens camarades : Baby, restée à New Hope, est en danger. Amy n’a pas le choix. Si elle veut sauver sa sœur d’adoption, il va lui falloir se rendre à Fort Black, là où d’autres survivants se sont rassemblés et vivent selon la loi du plus fort. Dans cette véritable jungle, la jeune fille va tout faire pour retrouver Ken, le frère de Kay, seul capable de l’aider à secourir Baby. Assistée de Jacks, le neveu du dirigeant de Fort Black, la jeune fille finit par en apprendre un peu plus sur l’invasion des Floraes… Une vérité qui s’avère plus cauchemardesque encore qu’elle ne le croyait !




Attention : Comme pour toutes les critiques de suite, les paragraphes qui suivent peuvent comporter des spoilers, uniquement pour les personnes n'ayant pas lu le premier tome. Pour les autres, pas de panique, je n'ai rien mis de compromettant.

Le premier tome était vraiment excellent et posait les grandes lignes d’une histoire originale et haletante. Dans ce deuxième tome, qui doit logiquement conclure l’aventure, j’espère un final fort mais je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Enfin si, de l’action, ça paraît logique. J’espère aussi qu’il n’arrivera rien à Baby, et que nos deux héroïnes se retrouveront enfin ensemble. J’espère surtout que ce ne sera pas une fin dramatique.

Je retrouve avec plaisir cette plume si soignée et si addictive.
Seule pour la première fois depuis plusieurs années, Amy doit faire face à un monde qui s’est adapté tant bien que mal à la présence des Floraes, et afin de trouver un moyen de sauver Baby, elle doit se rendre au Fort Black, une prison reconvertie en refuge de fortune où « cohabitent » détenus et réfugiés venant des alentours de la prison. Dans cette suite, Amy doit affronter une réalité bien plus cruelle que celle de New Hope, et elle va être sérieusement malmenée par la ribambelle de nouveaux personnages que nous rencontrons.
Il y a d’abord le Surveillant, celui qui contrôle Fort Black et qui a vraiment tout du Shérif à l’américaine. Fort accent texan, démarche de cow-boy, sans parler de son mode de vie. Un personnage exécrable et pourtant assez amusant, à ses dépens

On a aussi Jacks, le tatoueur officiel de la prison et neveu du Surveillant, accessoirement. Amy et moi avons partagé l’envie de lui mettre un bon coup de pied aux fesses et de l’envoyer balader. Il a beau être gentil, son attitude protectrice est étouffante et n’aide pas forcément Amy dans ses recherches. Et puis il est défaitiste, mais ça, c’est bien le seul trait de caractère que je lui pardonne, parce que vivre à Fort Black, ça n’offre pas réellement de perspectives d’avenir. Ce n’est pas un personnage qui m’a beaucoup plu, il ressemble beaucoup à Rice je trouve, tous les deux protecteurs et assez fatalistes, ils vont finalement se détacher de l’emprise qu’ont sur eux leurs supérieurs. J’ai trouvé que ça fonctionnait un peu de la même manière pour les deux personnages et je n’ai pas trouvé ça très intéressant.
Jacks sert d’assistant au Doc de la prison, un fou furieux adepte de la picouse qui va s’avérer bien plus cinglé qu’il en a l’air.
Évidemment, Amy va rencontrer un nouveau prédateur finalement bien plus redoutable que les Floraes, incarné par Tank, un homme violent avec des antécédents dignes d’une prison de haute sécurité qui nous ferait presque regretter les Floraes.

J’ai été assez surprise en lisant ce tome, parce que la quasi-totalité du roman se déroule à Fort Black, donc les personnages du premier tome ne sont que très peu présents. Et même si le fil conducteur y est étroitement mêlé, on s’éloigne un poil de la problématique des Floraes pour se focaliser sur une poignée d’humains qui vivent littéralement au Far-West. L’organisation sociale qui y règne laisse sans voix mais reste crédible et terrifiante.
Certaines scènes m’ont parue très longues et redondantes, et j’ai regretté l’absence de Baby. Et après avoir passé un temps considérable à Fort Black, au point de ne plus vouloir en entendre parler – plus jamais – on arrive à une fin relativement vite expédiée et très courte. Là, pour le coup, j’ai été très surprise, je ne m’attendais pas à ça de la part de l’auteure, alors qu’elle avait généreusement étalé l’action. Je me suis sentie très frustrée et bien qu’elle réponde à certaines questions, la fin reste superficielle et bâclée. Trop ouverte.



— Fort Black et son univers très particulier et très bien décrit.

— Amy sans Baby, ce n’est pas pareil.

— Pas aussi bien rythmé que dans le premier tome.

— Une conclusion à la va-vite.


Ce deuxième et dernier tome vient clôturer assez sèchement l’histoire. Je trouve que la direction qu’a prise l’auteure ne permet pas d’en faire un tome aussi riche que le premier, cela dit, et malgré la présence de petits détails gênants, j’ai plutôt apprécié ma lecture. Je suis contente que ce soit terminé mais je suis déçue par la fin, c’est quand même la dernière chose qu’on lit et elle ne promet pas grand-chose.



Pas de la même qualité que le premier tome



2 commentaires:

  1. Comme je te rejoins pour Baby... J'ai trouvé qu'il manquait quelques pages quant à son ressenti et son évolution bien trop rapide à mon goût.

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  2. J'avoue que l'histoire est bien mais que la fin est un peu trop baclée... trop ouverte...

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