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24 avril 2016

Critique #58 : Alight — Omeyocan : Terre promise


Alight
(The Generations #2)

SCOTT SIGLER

Lumen, 15 septembre 2016
Lu en VO

Amazon / Goodreads


Échappés de leurs cercueils, M. Savage, surnommée Em, et ses compagnons ont parcouru des kilomètres de couloirs envahis d'ossements, affronté la faim et la soif, combattu un redoutable ennemi, les Adultes, avant de pouvoir enfin sortir du piège dont ils étaient prisonniers. Mais arrivés sur Omeyocan, le monde qui leur est destiné, les jeunes survivants déchantent vite...

Pour protéger et nourrir son peuple, à présent constitué de centaines d'enfants, Em va devoir explorer une cité dévastée, perdue au cœur d'une jungle habitée par de terribles créatures et, semble-t-il, d'autres êtres humains. Mais le danger qui guette la troupe ne vient pas seulement de l'extérieur. À mesure que le passé rattrape les adolescents, des clans se forment, des luttes intestines menacent la cohésion du groupe, l'adorateur d'un dieu assoiffé de sang est même prêt à tout pour renverser la jeune Savage...




Attention : Comme pour toutes les critiques de suite, les paragraphes qui suivent peuvent comporter des spoilers, uniquement pour les personnes n'ayant pas lu le premier tome. Pour les autres, pas de panique, je n'ai rien mis de compromettant.

La premier tome de la trilogie The Generations, « Alive », était un véritable coup de cœur, à tel point que je n’ai pas pu attendre sa sortie en français, il n’y a d’ailleurs actuellement aucune date officielle dans la langue de Molière. En revanche, il est sorti aux États-Unis le 5 avril dernier et j’ai craqué…

Le roman commence tout de suite après la fin du premier tome, et ça recommence en fanfare, c’est le moins qu’on puisse dire. Je découvre par cette même occasion le style original de l’auteur, excellentissime, et je dois, de fait, saluer le travail de la traductrice (Mathilde Montier) qui a très bien retranscrit le style de Scott Sigler.

Autant vous prévenir d’emblée, ce roman a eu l’effet d’une bombe nucléaire sur mon cerveau, et même deux semaines après sa lecture, j’en suis encore toute retournée. Alors je vais essayer de rester cohérente et de ne pas trop m’emballer tout en écrivant.

Donc, tous nos petits amis partiellement amnésiques viennent d’atterrir sur Omeyocan et je peux vous dire que ça décoiffe dès le début.
Matilda (Em) dirige d’une main de fer son groupe, avec l’appui militaire de Bishop, et les conseils avisés d’O’Malley. Dans le premier tome, Em apparaissait bornée et forte, même si elle était un peu hésitante par moment. Ici, il faut faire des choix concrets, penser à la nourriture, à un refuge, à tous ces enfants qui possèdent le savoir et qu’il faut mettre à contribution… Em va devoir endosser un nombre impressionnant de responsabilités et va être sérieusement affaiblie par ce qu’elle va découvrir sur Omeyocan. C’était peut-être prévisible pour le lecteur, dans une certaine mesure, mais pour notre héroïne, c’est tout nouveau et ça demande beaucoup de courage, de recul et d’adaptabilité. J’étais à ses côtés tout du long et j’ai adoré la suivre encore une fois. C’est vraiment un personnage fort et irrésistible.
Et à ses côtés, Bishop et O’Malley prennent vraiment de l’ampleur. Chacun découvrant les particularités de leur créateur et offrant leurs services à Em. Idem pour Spingate, Gaston, Aramovski… À mesure que certains souvenirs reviennent, les esprits s’échauffent et s’affrontent. C’est magique et divinement bien orchestré. Je n’ai absolument rien à redire sur ce point, c’est logique, cohérent… parfait.

Mais le plus fort pour moi, ça reste encore l’histoire.
Je trouve que, depuis le début, cette série sort du carcan classique de la littérature YA. Mais ce second tome s’envole littéralement, tellement il est bon, rythmé, captivant, touchant, émouvant, déchirant…
Omeyocan nous réserve de très très grosses surprises et elles s’amoncellent les unes après les autres pour prendre une tournure telle qu’on se demande comment Em va faire pour s’en sortir et pour faire survivre son groupe. Ou son peuple, comme elle l’appelle. Avec ce livre, on passe par toute une palette d’émotions dans des situations, tantôt légères, tantôt lourdes et tragiques. Ça me ronge de ne pas pouvoir partager avec vous mes découvertes, mais elles sont telles qu’il est impossible de révéler quoi que ce soit sans lâcher un énorme spoiler.
Sachez toutefois que l’ambiance est plus mature, plus dure. Et que l’épilogue ouvre sur quelque chose d’énorme, que je n’avais pas vu venir et qui laisse rêveur quant à la fin. 25 octobre, courage… je peux y arriver…



— Tout. Je veux dire… les personnages prennent du galon, aucun n’est laissé à l’abandon. L’ambiance est travaillée, le déroulement de l’action parfait. La transition vers le troisième tome est soignée… Ben voilà, tout est dit.


Conclure sur ce deuxième tome et attendre après le troisième rend les autres lectures tout à coup très fades. Scott Sigler a vraiment fait un travail titanesque et minutieux, non seulement pour rendre sa trilogie crédible et mémorable, mais également pour proposer de la nouveauté tout en restant dans les codes de la YA. Ce second tome est tout ce qu’on peut attendre d’un second tome : l’intrigue se complexifie, les personnalités se dévoilent, les rebondissements s’enchaînent sans jamais perdre le fil de l’histoire et en prime la fin nous achève en nous promettant un dernier tome épique.
Inutile de vous dire… mais je vais vous le dire quand même : j’ai passé un super moment avec cette lecture et je le relirais probablement encore plusieurs fois avant la sortie du troisième tome. C’est d’ores et déjà devenu ma bible de table de chevet.
Et j’ai failli oublier. Scott Sigler n’étant pas un adepte des longues phrases à rallonge où il faut commencer à décortiquer les verbes, les adverbes et les gérondifs, ce livre est tout à fait accessible à partir d’un niveau Collège, je dirais : 4ème/3ème, et avec un peu de motivation.

Edit : Date de sortie française officielle : 15 septembre 2016 (annoncée après l’écriture de cette critique)

Edit bis : Pour la petite info, c'est Bishop sur la cover... ^^



La perfection, en tous points



5 commentaires:

  1. Ahah faudrait vraiment que je lise le tome 1 :p

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    1. Comment ça tu n'as pas lu le tome 1 ?
      Mais qu'attends-tu ??? ^^
      (Il est vraiment-trop-bien-excellent-de-la-mort-que-je-le-relirais-bien-encore-une-fois.)

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    2. Ahah c'est prévu t'inquiète ^_^ Il me fait très envie :p

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  2. Coucou ! J'ai lu le tome 1 et ça a également été un véritable coup de coeur ! Je lirais bien le tome 2 en anglais, mais je n'aime pas avoir deux livres de la même saga dans des formats et éditions différentes aha :)
    Merci pour cette critique, tu me rassures si le tome 2 est tout aussi bien que le premier !
    Je passe par ton blog via Livraddict ! Je le trouve magnifique ! **

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    1. Je te comprends ;)
      Personnellement, quand j'ai un énorme coup de cœur en français, j'aime collectionner la VO dans une jolie édition, parce qu'il faut admettre qu'ils ont plus de choix que nous sur ce plan là.
      Il ne reste plus qu'à attendre la rentrée pour lire la suite en français ;)
      En tout cas, j'ai hâte de le lire en français =D

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