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29 avril 2016

Critique #59 : La déferlante — Ou comment jeter de l'huile sur le feu...


La déferlante
(La déferlante #1)

MICHAEL BUCKLEY

Pocket Jeunesse, 7 avril 2016

Amazon / Booknode


Trente mille créatures inquiétantes surgies de la mer : les Alphas.

Veulent-elles nous envahir ou fuient-elles un danger terrifiant ?

Lyric, une humaine, et Fathom, le prince des Alphas, doivent absolument s'entendre pour sauver l'humanité.




Je n’avais pratiquement pas entendu parler de « La déferlante » avant sa sortie mais j’avoue que la couverture a attiré mon attention avant même que je ne me penche sur le résumé (et quelques avis en anglais). Ce dernier a fini le boulot et j’ai craqué. Autant vous dire que mon budget s’est littéralement envolé pour ce mois-ci et que je vais devoir sérieusement me calmer pour mai… ah ah !
Mais en attendant, j’ai ce potentiel futur coup de cœur entre les mains…

Le style du roman est assez classique mais fluide. Le texte est au présent et à la première personne.

Lyric, notre héroïne, est une jeune fille un peu marginale et rebelle. C’est quelque chose qu’on ne comprend pas tout de suite, parce que Lyric est présentée au premier abord comme une adolescente sage et disciplinée, mais elle a autrefois été adepte des sorties nocturnes jusqu’à plus soif, et des séances de fumette. Oui, oui, fumette.
Elle a un fort tempérament et une façon de résoudre ses problèmes que j’aime beaucoup, à grand renforts de rebuffades et de punchs. Dans tous les cas, officiellement, elle se comporte comme une adolescente modèle, avec d’excellents résultats scolaires et une conduite, devant les officiels, impeccable.
Lyric partage ses journées avec ses deux meilleurs amis : Bex et Shadow (des surnoms). La première est une fofolle, délurée et insouciante jusqu’à un certain point, l’autre est un accro des réseaux sociaux passionné par les Alphas.
Les parents de Lyric sont également très présents, parce qu’ils veulent protéger leur petit bébé, mais pas que, et ça c’est à vous de le découvrir.
Du côté Alphas, on a le droit à une petite brochette de personnages, aux caractères un peu similaires et, premier tome oblige, pas très travaillés, mais celui qui nous intéresse pour le coup, c’est Fathom, ce prince Alpha.
Et j’avoue que la première fois que j’ai découvert Fathom, en même temps que Lyric, j’ai eu envie de rire et elle de le frapper. Ce… euh, ce futur dirigeant a une très haute estime de lui et il parle comme un livre, un très vieux livre. J’ai trouvé au départ que c’était trop forcé et j’ai eu peur de ne pas l’apprécier… du tout. Mais au fur et à mesure que la société des Alphas se dévoile, on comprend un peu mieux pourquoi Fathom est comme il est, et on finit par faire avec. J’en suis même venue à l’apprécier, pas autant que notre héroïne, mais au moins assez pour me soucier de lui. C’est un personnage capable du meilleur comme du pire, un bon gros « ça passe ou ça casse ».
Il y a beaucoup de personnages à découvrir, et comme c’est le premier tome, on ne peut pas s’attendre à tous se les approprier, certains m’ont paru trop en retrait et d’autres m’ont exaspérée, mais c’est l’histoire qui veut ça, on le comprend très bien à la fin. Donc ça marche pour moi, et j’ai hâte de les retrouver dans la suite.

En parlant d’histoire, celle-ci est relativement classique et prévisible, mais reste très agréable, dans la mesure où c’est maitrisé. Il n’y a pas de temps morts, l’action est fluide et les événements s’enchaînent très bien les uns après les autres jusqu’à un point où je me suis demandée comment les choses pouvaient encore se compliquer, et elles se compliquent encore ! Sans que ça ne bascule dans la surenchère sans intérêt, au contraire, ça explique certaines choses et vient en appuyer d’autres. Malgré la présence de certains clichés déjà vus de nombreuses fois, et de schémas très connus du genre, j’ai trouvé que ça fonctionnait très bien et je ne me suis jamais ennuyée. Il y a bien une romance qui s'emboîte dans ce premier tome mais je ne l'ai pas trouvé extraordinaire, dans le sens où elle passe vraiment au second plan de l'intrigue principale, ce qui, à première vue, est assez logique. On devine tout de suite, avant même d'ouvrir le livre, quels vont être les tenants et les aboutissants de cette relation a priori impossible, et je pense qu'à ce titre, ce sera un point plus élaboré dans la suite.
Dans tous les cas, je suis arrivée à la fin et j’ai refermé le livre avec une certaine frustration, parce que j’avais envie de lire la suite.



— Concept de base original.

— Héroïne attachante.

— Une intrigue maitrisée et addictive.

— Quelques clichés au niveau des personnages et du déroulement de l’histoire.


En conclusion, ce livre est une réussite pour moi. Ça part d’un postulat original et même si le déroulement de l’histoire est quelque peu prévisible et qu’on n’échappe pas à certains clichés, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre Lyric et ses amis, ainsi que ses ennemis. J’ai oscillé joyeusement entre les moments de tension et les moments de légèreté. Je vous le conseille pour le côté haletant du récit, pour ses personnages et son univers.



Très divertissant



1 commentaire:

  1. J'en ai beaucoup entendu parler et bien souvent en positif alors il est dans ma Wish ^^

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