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14 mai 2016

Critique #65 : La révélation — Et on rajeunit un petit coup


La révélation
(Roswell #1)

MELINDA METZ

Fleuve noir, 7 juin 2001

Amazon / Booknode


1947, Roswell, Nouveau Mexique. Un crash mystérieux va déclencher un des plus grands mystères du XXe siècle.

Info ou intox : personne ne sait ce qui s'est vraiment passé, en tout cas la paranoïa s'installe...

Et si vous appreniez que votre meilleur ami est un extraterrestre ?

C'est ce qui arrive à Liz, le jour où elle reçoit une balle dans le ventre et que Max Evans lui sauve la vie. Son existence de lycéenne bien tranquille à Roswell va changer, d'autant que Max est plutôt séduisant... Dorénavant, elle connaît le secret de Max, Isabel et Michael, pour le meilleur et pour le pire...




Certains se reconnaîtront peut-être, mais j’ai personnellement passé une partie de mes années Collège devant la série télévisée « Roswell », entre autres séries… Et j’en profite d’ailleurs pour lancer un grand cri de désespoir :
Remettez La Trilogie du Samedi Soir sur M6 s’il vous plaît !!!! Fin du cri de désespoir.
J’ai appris qu’il existait une série de 10 livres, de Melinda Metz, qui formait une base pour la série, et au moment où j’allais investir dans la VO, je me suis rendu compte que ces mêmes bouquins existaient en français… c'est juste la énième fois que ça m'arrive...

Il s’agit de petits livres de poche, ne dépassant pas les 200 pages tout au plus, alors je savais que je n’aurais pas une histoire d’une richesse extraordinaire, pour autant, le style est tout à fait correct, la plume fluide et efficace. Le récit est au passé et à la troisième personne. Au gré des chapitres, nous suivons donc tel ou tel personnages. Mais comme l’histoire se concentre autour d’un noyau dur de six personnages, aux caractères très distinctifs et bien présentés, ce n’est vraiment pas difficile à suivre.

Niveau personnages, deux clamps s’opposent de prime abord.
Le clan dit des « humains », dans lequel on retrouve Liz : une jeune lycéenne brillante et spontanée. Maria : sa meilleure amie délurée mais attachante, et Alex : l’autre meilleur ami, drôle et maladroit, qui vient agrémenter la vie des filles par son humour et ses références culturelles.
C’est un trio qui fonctionne bien, qui se connaît depuis de nombreuses années et l’alchimie est au rendez-vous sur le papier.
En face, on trouve les « extraterrestres », à savoir ; Max : le leader un poil timide mais charismatique et étonnamment plus spontané qu’il n’y paraît, Isabel : sa sœur, un peu superficielle et calculatrice, qui s’est adaptée à merveille à la vie d’une jeune lycéenne moderne, et Michael : celui qui n’a pas eu de chance à la sortie du cocon, fort caractère, enclin à l’évasion mais pas aussi insensible qu’il veut bien nous le faire croire.
Et puis en dernier, on a l’obsessionnel shérif Valenti et son abruti de sportif de fils : Kyle (et j’ai été gentille). Accessoirement l’ex-petit ami de Liz, qui m’a surpris par son agressivité et ses sous-entendus graveleux.
Ce sont des personnes qui ne se seraient peut-être jamais mélangées sans l’accident de Liz, mais voilà, ils sont bel et bien obligés de faire contre mauvaise fortune, bon cœur. Comme c’est un groupe aux personnalités variées mais assez fortes, les clashes explosent assez rapidement et j’ai apprécié que l’auteure ne se perde pas en dialogue interminable et fasse avancer les personnages avec régularité, c’est quelque chose de très agréable dans ce genre de récit assez simpliste sans être superficiel non plus.

J’ai pris beaucoup de plaisir dans cette lecture. L’histoire reste basique mais se lit avec fluidité et ne perd pas son temps en fioritures inutiles, je veux dire par là qu’on est dès le début plongé dans l’action et que ça ne s’arrête qu’une fois arrivé à la fin. On ne peut pas dire que ce soit riche en rebondissements, même s’il y en a certains très surprenants, mais la force de cette histoire réside essentiellement dans ces personnages. Leurs vies, leurs choix, leurs avenirs…
Et puis l’ambiance y est. Je n’ai eu aucun mal à me projeter dans le roman et j’ai apprécié les descriptions soignées, les dialogues parfois très drôles mais surtout, les choix de l’auteure pour rendre son histoire authentique et bien distincte de ce que nous propose la série télévisée.



— Les personnages.

— L’histoire, l’univers…

— La plume.

— Tous ses souvenirs qui remontent, du temps où je me dépêchais de rentrer chez moi après les cours pour visionner sur mon vieux magnétoscope les épisodes que j’avais enregistrés la veille…

— Même si ça ne concerne pas le livre en soit, je regrette qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, une réédition de ces tomes, ou tout du moins une version officielle en démat’
Parce que le papier a bien vieilli depuis 15 ans… Et en le lisant, j’ai parfois l’impression qu’il va me tomber en morceaux dans les mains.


Là où beaucoup ont reproché la différence marquée entre télé et livres, moi je trouve que c’est plutôt un bon point parce que a) les personnages des livres sont plus vivants, plus spontanés et de fait, plus accessibles, b) l’histoire ne tourne pas autant en rond que sur petit écran, c) et elle se distingue en proposant une trame différente qui suit sa propre direction et offre de supers moments. (Même si dans les grandes lignes, TV et Livres se rejoignent)
Bref, j’ai adoré ma lecture, je recommande pour les fans de la première heure mais aussi pour ceux qui voudraient découvrir « Roswell ».



Condensé mais que du bonheur



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