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15 juin 2017

Critique #188 : La révolte du Nexus ~ Bienvenue dans la galaxie Andromède !


La révolte du Nexus
(Mass Effect Andromeda #1)

JASON M. HOUGH, K. C. ALEXANDER

Milady, 24 mars 2017

Amazon / Booknode


Endormis pendant des siècles à bord de leur vaisseau, les colons ont rêvé d’un nouveau foyer au cœur de la galaxie d’Andromède. Mais lorsqu’ils s’éveillent enfin, leurs espoirs volent en éclats. Turiens, Galariens, Asari et Humains se retrouvent soudain face à des dangers qui surpassent leurs pires cauchemars.
Le Nexus, pivot de l’exploration de leur nouvelle colonie, a subi des dégâts critiques avant même l’arrivée des arches. La mission compromise, la chef de sécurité Sloane Kelly doit rétablir l’ordre dans la station et identifier au plus vite la nature de la menace qui pèse sur ses résidents.
Son échec sonnerait le glas de l’Initiative Andromeda.




J’ai fini il y a quelque temps Mass Effect Andromeda sur PC et j’ai passé un super moment. Je connaissais déjà l’univers pour avoir jouer au tout premier jeu, mais ce nouvel opus est particulièrement réussi, et m’a donné envie d’aller regarder du côté des bouquins, en commençant par La révolte du Nexus.
Attention, si vous avez prévu de jouer au jeu mais que vous ne l’avez pas encore fait, les lignes qui suivent peuvent vous spoiler.

J’ai retrouvé la verve et l’humour caractéristiques de la série dans ce livre. Et tout spécialement l’extrémisme bureaucratique des Galariens et le laconisme légendaire des Turiens. Sans parler des dialogues complètement retournés du bocal, et la personnalité de l’héroïne principale…
Le texte est à la troisième personne, au passé, et le style se prête merveilleusement bien au caractère des différents personnages dont nous suivons les points de vue.

J’ai d’abord entendu parler, puis croisé, Sloane Kelly dans Mass Effect Andromeda, réfugiée sur Kadara après la fameuse mutinerie du Nexus. Ce premier roman nous propose justement de revenir sur ces heures sombres à bord de la station.
Sloane Kelly est Directrice de la sécurité, choisie personnellement par Jien Garson, la fondatrice de l’Initiative Andromède. Elle est très directe, ne mâche pas ses mots, quitte à user d’un vocabulaire très fleuri, et déteste perdre son temps en discours protocolaires typiquement Galariens quand elle pourrait résoudre les problèmes rapidement par des actes concrets.
J’aime beaucoup ce personnage, elle m’avait déjà marquée dans le jeu et j’avais décidé de la laisser en vie au détriment de Reyes, mais je comprends mieux ici pourquoi son tempérament m’avait tout de suite plu. Sa manière de réagir et de voir l’Initiative Andromède me parle directement. La mutinerie va mettre à mal sa vision de la mission et expliquer beaucoup de choses quant à l’amertume qu’elle entretient vis à vis de l’Alliance et de l’IA.
On croise également au détour des couloirs dévastés de la station Teran Kandros, l’un des premiers personnages que l’on rencontre sur le Nexus en commençant le jeu. J’aurais aimé passé plus de temps avec lui, mais de la façon dont les événements sont présentés, on sera surement amenés à le revoir dans les tomes suivants.
Et il y a bien entendu Foster Addison et Jarun Tann, la première est la Directrice est Affaires Coloniales et l’autre le Directeur de l’IA, rien que ça. Dans La révolte du Nexus, on découvre une Addison un peu moins pompeuse que dans le jeu je trouve, mais la famine et la mutinerie ne sont pas encore passés par là. Quant à Tann, il est encore pire. Destiné à n’être qu’un directeur intérimaire (loin dans la liste qui plus est) en cas de pépin, il n’est franchement pas taillé pour le poste et sa vision des relations inter-espèces très “Voie Lactée” va mettre le feu aux poudres et faire basculer la mission sur le Nexus.

Le roman est assez dense, pour mon plus grand plaisir. Il y a pas mal d’action et le contexte est bien amené. J’ai assisté, impuissante, à cette mutinerie dont je connaissais déjà les grandes lignes, pour avoir joué au jeu, mais dont les détails m’étaient jusqu’alors inconnus.
Comme je l’ai dit plus haut, beaucoup de choses s’expliquent, et d’autres restent encore obscures. Mais c’est très réussi, et ça offre un excellent complément au jeu, qui est déjà très bon.



— Sloane Kelly.

— Le style, l’ambiance.

— L’univers.


Ce roman est un compagnon de qualité pour Mass Effect Andromeda. En plus d’être bien écrit, on y retrouve fidèlement les personnages et l’ambiance unique du jeu. J’ai redécouvert certaines têtes sous un nouveau jour et mon avis s’est considérablement adouci sur Sloane.
J’ai hâte de découvrir les deux autres tomes qui, je pense, devraient couvrir un peu plus le Fléau et les fameux Kert…
Ça donne vraiment très envie de se replonger dans le jeu.



Fidèle au jeu



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