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5 juillet 2017

Critique #195 : Le Faucheur ~ Pour lui, il n'y a pas de manuel


Le Faucheur
(Les Aux' #1)

DAVID GUNN

Milady, 8 janvier 2009
Lu en anglais

Amazon / Booknode


Sven Tveskoeg est un tueur féroce et la pire tête de mule de l'empire. Il n'est humain qu'à 98,2 %, le reste lui permettant de guérir d'atroces blessures en un temps record... C'est sans doute pour ça que l'empereur l'a repéré et incorporé dans son armée d'élite : les Faucheurs ! Là, on lui offre une nouvelle vie... en échange d'une mission. Ou plutôt, un baroud d'une extrême violence hurlée à un rythme effréné. Au cœur de cet ouragan de métal et de feu, Sven comprend vite qu'il n'est qu'un pion dans un jeu mortel. Et la règle veut que les pions soient toujours sacrifiés. Mais Sven Tveskoeg emmerde les règles : il crée les siennes.




Le Faucheur est une vraie surprise, et pas vraiment ce à quoi je m’attendais. J’en veux un peu à la quatrième de couverture qui est très sélective dans ses infos. Je suis retombée sur ce roman en brassant ma PAL et j’ai bien fait de m’arrêter dessus.

Le texte est à la première personne, au présent, et on peut dire que le style est assez particulier. La plume est au service du héros, dont la personnalité est pour le moins singulière : il n’aime pas aller dans les détails. Alors, niveau descriptions et explications, c’est le strict minimum, et encore. Mais du coup, on a aussi un récit d’action efficace.

Sven Tveskoeg est un soldat blasé qui se contente d’un minimum. Une bonne bouteille et une fille qui en veut à un prix abordable, et le voilà parti pour une excellente soirée. Sur le terrain, c’est un peu le même principe. Un minimum de matos et des ordres clairs sont amplement suffisant pour que Sven se lance dans sa mission, confiant. Ou presque.
Parce que notre héros a une petite tendance à l’insubordination, lorsque les ordres lui paraissent absurdes et qu’il préfère faire à sa manière pour s’épargner du labeur.
Sven est souvent vu, et présenté, comme un mercenaire, sans coeur, sans foi ni loi. Mais c’est presque tout le contraire. Il est franc du collier et peu expressif du reste, mais il a des principes et fait très souvent preuve d’empathie, plus qu’il ne voudrait bien l’admettre.
Il est cru et vulgaire, à des manières d’homme des cavernes de l’espace mais possède un sens de l’humour bigrement efficace. En plus, il a un flingue qui parle. UN FLINGUE QUI PARLE !!!
J’ai ri. Beaucoup ri.

L’histoire met un temps considérable à se mettre en place. Par ailleurs, Sven n’étant pas d’un naturel très loquace, l’univers est difficilement accessible, mais très intéressant et riche. Il faut juste être patient, très patient, et accepter le fait que des explications ne vont jamais de soi avec Sven.
Et quand on ne bute pas sur un ou deux termes obscurs, on savoure une histoire très bien rythmée, originale, avec des personnages intrigants. On rentre dans le vif après une bonne moitié de roman, et on finit complètement accro, même s’il y a encore pas mal de zones d’ombre.



— Sven et son flingue.

— L’univers riche, l’intrigue.

— L’humour.

— Même si ça fait partie du style, et que c’est cohérent avec la personnalité de Sven, le manque d’informations est parfois frustrant.


J’ai peiné sur les 150 premières pages, puis c’est devenu plus facile après, au fur et à mesure que je m’habituais au caractère de Sven.
C’est un roman très intéressant et très bien écrit, qui m’a surprise sur plusieurs points. D’abord Sven, puis son flingue. Je fais comme une obsession dessus mais il est tellement génial que je veux le même. En tout pareil.
J’ai également apprécié l’univers militaire avec juste ce qu’il faut d’intrigue politique. J’ai hâte d’en apprendre plus. Avec Sven, je sais que ce sera long et douloureux, mais de toute façon, j’ai déjà signé pour le tome 2.



Un antihéros terriblement attachant



2 commentaires:

  1. Autant il me fait envie, autant si tu as eu du mal avec les 150 premières pages me fait un peu peur. A voir ^^

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    1. Faut dire que j'ai pas fait dans la simplicité. J'ai choisi de lire en anglais, il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dans le roman. Et selon moi le résumé n'aide pas. En tout cas, je m'attendais à autre chose en commençant.
      Après, la plume de l'auteur vaut le détour et Sven... excellent.

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